Decor
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La boîte

Chaque scène de Los Enfermos se déroulant en secret, parfois même dans un lieu souterrain, elle contient l’idée d’une mémoire à exhumer. La structure même de la pièce, évoque les jeux de construction. Chaque élément représente une entité indépendante qui néanmoins change de sens en étant associé aux autres, ce qui n’est pas sans rappeler le fonctionnement de la mémoire. Aussi ai-je souhaité privilégier un espace entretenant une relation ambiguë avec le temps.

Plutôt que de respecter fidèlement chaque lieu, il m’a paru plus judicieux d’agencer le spectacle dans une boîte, d’autant qu’on en constate la présence récurrente dans chacun des actes. Toutes sortes de boîtes se succèdent dans la pièce comme autant de symboles de mort. Tantôt fascinantes, tantôt effrayantes, leur ouverture provoque à chaque fois l’angoisse des personnages. Par cette métaphore, l’auteur dénonce notre relation au passé. Les boîtes sont des récipients à souvenirs. Sommes-nous prêts à les affronter le moment venu ?

Si la boîte incarne un espace de représentation idéal, c’est aussi parce qu’elle permet une résonance avec d’autres objets (le cercueil, la boîte noire, la machine à remonter le temps). La boîte de Los Enfermos est blanche en contre point du contenu sombre de la pièce et aussi pour préserver une certaine étrangeté. Presque aucun mobilier de décor n’est présent sur le plateau. Seuls les personnages et quelques objets demeurent ainsi prisonniers du temps et de leurs souvenirs.

Générique | Los Enfermos D’Antonio Álamo | Antonio ÁLAMO | L’histoire | La mémoire | La boîte | Les images | L’aspect chirurgical | Los Enfermos en photo