Decor
Decor

Ecriture chorégraphique

La structure du décor, résolument aérienne, se compose de mobiles en vinyles, et de disques géants. Un espace magique, interactif. Certains disques se décrochent tandis que d’autres servent de balançoire ou encore se dégustent. Une forêt de formes rondes et hypnotiques propice aux songes. Toutefois cet apparent paradis peut se muer en enfer, les disques tournant sur eux-mêmes tout comme les acteurs jusqu’à l’épuisement. Il s’agit d’un territoire à explorer. Supposant que l’expérience du spectacle c’est avant tout l’expérience d’un espace, le décor est présent dès les premiers jours de répétitions, directement impliqué dans l’écriture chorégraphique.

Le processus : signe/silence se construit en deux temps. Une première étape est effectuée à partir de mots-clefs, sans toutefois expliquer aux acteurs toute la chaîne du sens afin de ne pas enfermer leur imaginaire dans des interprétations attendues. Cette base sert de vocabulaire commun. Une langue compressée, révélatrice du manque. S’en suit une phase d’immersion avec pour seul repère ce vocabulaire élaboré par chacun et intégré par tous. Il s’agit de progresser par tâtonnements, les règles du jeu se précisant au fur et à mesure. Les caractéristiques du travail résident dans l’épuisement, la contamination et le détournement des gestes en fonction des situations. Les clichés font partie intégrante du processus, mais les signes permettent de se soustraire du psychologique. Ils représentent surtout un carcan à contrarier. C’est précisément ce levier qui nous intéresse et une forme de lâcher prise dans l’accident, le glissement qui va faire basculer les parcours individuels et collectifs.

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